Est-ce dur d’apprendre à tricoter ?

C’est la question qui revient le plus souvent avant de se lancer. On regarde des pulls à torsades, des modèles avec des emmanchures compliquées, et on se dit que c’est hors de portée. Mais la réalité est beaucoup plus rassurante que ça.

Non, apprendre à tricoter n’est pas dur. Ce qui est dur, c’est de commencer avec le mauvais matériel, un projet trop ambitieux ou sans méthode. Avec les bons ingrédients, le tricot est une activité accessible à tout le monde, quel que soit l’âge, et qui s’apprend en quelques heures.

apprendre à tricoter

Pourquoi le tricot semble difficile (alors qu’il ne l’est pas)

Quand on n’a jamais touché d’aiguilles, tout paraît compliqué : coordonner ses deux mains, comprendre le sens des mailles, ne pas en perdre en route… C’est normal, et tout le monde est passé par là.

En réalité, le tricot repose sur deux gestes de base : la maille endroit et la maille envers. Avec ces deux points, vous pouvez déjà réaliser le point mousse (que des mailles endroit), le jersey (un rang endroit, un rang envers) et les côtes. Autrement dit, vous avez de quoi tricoter des bonnets, des écharpes, des snoods et même des pulls simples.

Le vrai frein au début, ce n’est pas la difficulté technique. C’est le manque de repères. On ne sait pas encore « lire » son tricot, on ne reconnaît pas les mailles endroit (en forme de petit V) des mailles envers (en petites vagues), et on n’ose pas défaire quand on se trompe. Tout ça vient naturellement avec la pratique, rang après rang.

Le bon matériel pour que les débuts soient faciles

Le choix du matériel a un impact énorme sur la facilité de vos premiers rangs. Avec les bons outils, tout est plus fluide.

Les aiguilles. Prenez des aiguilles de taille 6 à 8 mm, en bois ou en bambou. Elles sont agréables en main et la laine accroche légèrement dessus, ce qui évite que les mailles glissent et tombent (le cauchemar du débutant). Retrouvez notre sélection d’aiguilles à tricoter sur la boutique.

La laine. Choisissez un fil épais, rond et lisse. Un mérinos de grosseur 5 à 6 est parfait. Évitez le mohair fin, l’alpaga (qui a tendance à se détendre) et toutes les laines fantaisie, poilues ou méchées pour le moment. Et surtout, prenez une couleur claire et unie : vous verrez beaucoup mieux vos mailles pour les compter et repérer vos erreurs. Consultez notre catalogue de fils et laines pour trouver la pelote idéale.

Les accessoires. Une paire de ciseaux et une aiguille à laine pour rentrer vos fils, c’est suffisant pour commencer.

Les 4 gestes à apprendre (et rien de plus)

Tout le tricot repose sur quatre techniques de base. Apprenez-les dans l’ordre, sans chercher à aller trop vite.

Monter les mailles. C’est le point de départ de tout ouvrage. Vous créez vos premières boucles sur l’aiguille, ce sera votre rang de base. Si vous ne savez pas comment faire, notre tuto vidéo monter les mailles vous guide pas à pas.

La maille endroit. C’est le geste fondamental. En répétant uniquement des mailles endroit, rang après rang, vous obtenez le point mousse : un tissu élastique, réversible et très facile. C’est le point idéal pour débuter.

La maille envers. Le deuxième geste à acquérir. Combiné avec la maille endroit, il vous ouvre le jersey, les côtes et une infinité de motifs texturés.

Rabattre les mailles. C’est la technique pour terminer votre ouvrage proprement et le libérer des aiguilles.

Retrouvez toutes ces techniques expliquées en vidéo dans nos tutoriels tricot aller/retour sur la WoolSchool.

Le bon premier projet (et ceux à éviter)

Le choix du premier projet, c’est le moment décisif. Trop ambitieux, vous abandonnerez. Trop ennuyeux, vous vous lasserez.

Évitez l’écharpe. Ça paraît logique comme premier projet, mais en réalité c’est long, répétitif, et vous risquez de vous démotiver avant d’arriver au bout. Même chose pour les chaussettes : c’est un projet technique qui n’est pas adapté aux débutant·es.

Visez plutôt un bonnet, des mitaines ou un snood. Ce sont des projets courts, qui avancent vite, et qui vous permettent d’apprendre plusieurs techniques (monter les mailles, tricoter en rond, rabattre) sans vous noyer. En plus, vous aurez un résultat concret à porter en quelques heures. Un bonnet en laine épaisse, par exemple, se tricote en une soirée ou deux.

Ou commencez par un carré d’entraînement. Si vous voulez d’abord vous faire la main sur le geste avant de vous lancer dans un vrai projet, tricotez un carré de 15 cm en point mousse. C’est parfait pour apprivoiser la tension, la régularité et le comptage des mailles.

Les erreurs normales du débutant

Tricoter trop serré. C’est le réflexe numéro un quand on débute : on crispe les mains et on tire sur le fil. Résultat, les mailles sont dures et l’aiguille peine à passer au rang suivant. Essayez de relâcher la tension consciemment. Votre tricot va s’assouplir au fur et à mesure.

Perdre ou ajouter des mailles. Si votre ouvrage change de largeur sans raison, c’est que vous avez oublié ou ajouté une maille quelque part. Comptez vos mailles en fin de rang, surtout au début. Et si vous repérez une erreur, ne paniquez pas : apprendre à défaire et à récupérer une maille perdue fait partie de l’apprentissage. Ce n’est pas un échec, c’est une compétence.

Vouloir tout défaire au moindre défaut. Vos premiers rangs seront irréguliers, c’est une certitude. Résistez à l’envie de tout recommencer à chaque imperfection. Continuez, terminez votre ouvrage. Vous serez surpris·e de voir que les irrégularités se fondent dans l’ensemble, et que vos derniers rangs sont bien meilleurs que les premiers.

Combien de temps pour savoir tricoter ?

Comptez quelques heures pour maîtriser le point mousse et réaliser un premier petit ouvrage. En pratiquant régulièrement, même 15 à 20 minutes par jour, vous serez à l’aise avec les gestes de base en une à deux semaines.

Après un mois de pratique, vous pourrez vous attaquer à des projets qui combinent mailles endroit et envers, changer de couleur, et lire un patron simple. Le tricot, c’est une progression continue : chaque projet vous rend un peu plus habile et vous ouvre de nouvelles possibilités.

Apprendre en vidéo, la méthode la plus efficace

Quand on n’a personne autour de soi pour montrer les gestes, la vidéo change tout. Vous voyez chaque mouvement en gros plan, vous pouvez mettre en pause, revenir en arrière, refaire autant de fois que nécessaire.

Sur la WoolSchool, nos cours de tricot en ligne sont conçus pour un apprentissage progressif, du montage des mailles jusqu’aux techniques intermédiaires. Chaque vidéo est pensée pour les débutant·es, avec des explications claires et des gestes filmés de près. Vous pouvez aussi parcourir nos tutoriels vidéo tricot pour travailler chaque technique à votre rythme.

Et pour l’inspiration, les conseils et les astuces, retrouvez tous nos articles tricot sur le blog.

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